Réfugié à New York de juin 1941 à septembre 1945, malgré sa répugnance à partir de France, l’artiste laisse crier son cœur par le travail de ses mains. l"oeuvre "La France Prisonnière" devient le manifeste de l’enfouissement de Zadkine à New York pendant ces années tragiques, entre abattement et résistance, prostration et révolte.

L'histoire des hommes est aussi celle des armes. Dès la Préhistoire, l'homme a dû s'adapter, attaquer et se défendre mais aussi chasser pour survivre. Le XIVè siècle a vu apparaître la poudre qui a donné naissance à l'arme à feu bouleversant la guerre et la chasse. Au cours de leur histoire, les armes offensives ou défensives ne seront pas seulement des outils, mais aussi des objets d'art somptueusement travaillés.

Il est difficile de dater de manière exacte l’apparition des armures au Japon. Les premiers témoignages attestant de leur emploi se trouvent sur des haniwa -cylindres de terre cuite à destination funéraire- datant du IVème siècle de notre ère représentant des guerriers coiffés d’un casque à visière et vêtus d’une cuirasse dont on distingue les plaques articulées.

C’est au Musée de Millau que sont conservées les collections issues des fouilles de La Graufesenque, qui ont livré les éléments de technique de production de sigillée lisse ou décorée, les poinçons, les moules, les précieux bordereaux d’enfournement, mais aussi tous les objets utilisés au quotidien par les habitants de Condatomagos, qui priaient dans les temples, qui commerçaient, qui vivaient dans ce bourg gallo-romain.

Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux, Marc Aurèle, Lucius Verus et Commode furent tour à tour empereur de cette dynastie, de 98 à 192. Ces hommes puissants élevés au rang de "premier des citoyens", concentrèrent tous les pouvoirs. La diffusion de leurs portraits sculptés illustrent déjà l’utilisation de moyens de communication par l’image pour assurer prestige et autorité.

Le Rapt de Proserpine est un poème composé par Claudien vers 395 après J.-C. Proserpine, fille de Déméter et de Zeus fut enlevé par Hadès, le frère de Zeus qui la lui avait promise. La légende de cette divinité est facile à interpréter... Proserpine enfermée dans les enfers, puis Proserpine de retour auprès de sa mère, correspond au cycle de la végétation, ensevelie sous terre en automne et hiver puis renaissant aux belles saisons.

Le peuplement de la plaine toulousaine est attesté pour la période protohistorique. Cette époque, appelée aussi âge des métaux, s’étend de 2300 aux années 50 avant notre ère. La fin de cette période est marquée en Europe occidentale par l’essor de la culture celte. Les peuples celtes installés en Gaule sont nommés « Gaulois » par les auteurs de l’Antiquité. Toulouse, appelée alors Tolosa, était la capitale des "Tolosates", un peuple faisant partie de la confédération des Volques Tectosages.

Ce recueil de 80 planches édité pour la première fois en 1799 par l’artiste lui-même demeure l’un des ensembles gravés les plus célèbres de la fin du XVIIIe siècle. Son succès lui vient à la fois de la critique philosophique des mœurs de la société espagnole de l’époque (scènes de galanterie, d’inquisition) mais aussi des images fantasmagoriques (scènes de sorcellerie) dont Goya se sert pour traduire ses préoccupations, ses phobies et ses expériences.

Début de l’année 1808, les troupes de Napoléon Ier sous prétexte de conquérir le Portugal envahissent l’Espagne. Le Roi Charles IV et son fils Ferdinand VII sont écartés du pouvoir et Joseph Bonaparte, frère de l’empereur, est installé sur le trône. Poussée à l’émeute par les nobles et les réformistes, la population de Madrid se révolte. L’insurrection s’étend peu à peu à tout le pays et l’Espagne connaît l’un des pires moments de son histoire...

A la fin du XVIe siècle, Séville jouit d’une situation toute particulière : elle est à la fois le port des Amériques où affluent les richesses du Nouveau Monde et la quatrième ville d’Europe par sa population après Paris, Londres et Naples. Elle attire les marchands, les banquiers et les aventuriers (picaros), mais aussi les artistes qui viennent de fort loin s’installer sur les bords du Guadalquivir.

Dès le premier tiers du XIXe siècle, Goya fut célèbre en France non par sa peinture, mais par ses gravures et notamment grâce à la série "Les Caprices".

« Le dessin est la probité de l’art ». De cette phrase, Ingres semble avoir fait une devise qu’il suivit durant toute sa longue carrière. Si le trait et sa grande maîtrise ont établi la fortune critique du peintre de "la Grande Odalisque", qu’en est-il de son rapport à la couleur ? Divers témoignages reconnaissent à Ingres une grande aisance dans le maniement de la mine de plomb, mais lui reprochent souvent, et parfois vivement, son usage de la couleur.

L'expression proverbiale "avoir un violon d’Ingres", née à la fin du XIXe siècle dans l’entourage de Théophile Gauthier, est encore employée aujourd’hui. "Avoir un violon d’Ingres" signifie avoir une activité à côté de son occupation principale. La permanence de cette expression témoigne, à travers les âges, de l’attachement d’Ingres à « cet art divin qui embaume ma vie », disait-il.

Dans les vallées pyrénéennes aux 19e et première moitié du 20e siècles, les cires de deuil ont un usage rituel lors des enterrements. Allumées, elles symbolisent durant un an la présence des défunts. Les croyances populaires leur ont données aussi des usages de protection et de guérison.

Yvette Guilbert connaît ses premiers succés en 1890 au Divan Japonais où Toulouse-Lautrec la remarque. Elle devient la vedette des cafés-concerts puis, de 1924 à 1936, tourne pour le cinéma où elle s'illustre notamment dans ''Pêcheur d'Islande''.

La première affiche « Moulin-Rouge, la Goulue » commandée en 1891 à Lautrec par Zidler, directeur du célèbre cabaret, est un succès. Elle incite Lautrec à s’engager dans la création d’affiches et plus largement de lithographies. Entre 1891 et 1900, Henri de Toulouse-Lautrec crée 31 affiches et près de 325 lithographies qui lui permettent de se faire connaître d’un plus large public.

Vedette du café-concert, Yvette Guilbert passionne Toulouse-Lautrec qui la représente dans de nombreux tableaux, dessins et lithographies.

L’essentiel même de la quête de Toulouse-Lautrec est une recherche de l’humain. Peint, dessiné ou gravé, le portrait domine tout son oeuvre.

Inventée en 1876 à Münich par Aloÿs Senefelder, la lithographie est une technique d’impression fondée sur la répulsion réciproque de l’eau et des corps gras.

Tout au long de sa carrière Ingres entretint avec l’univers de la sculpture un rapport particulier. Admiré pour sa science du contour des formes, l’artiste est moins connu pour son attrait du relief.

En Espagne, la période entre 1880 et 1936 présente une unité culturelle en termes de renouveau littéraire et artistique, avec deux grands mouvements le Modernisme et la Génération 98. Cet "Âge d'argent" est une réponse à la profonde crise morale que traverse l’Espagne en plein déclin tout au long du XIXe s.

Le 15 mai 1840, les lecteurs de la Revue des Deux Mondes découvrent sous la plume de George Sand l’œuvre d’un poète inconnu, Maurice de Guérin (1810-1839), mort 10 mois plus tôt, à l’âge de 29 ans. La publication du poème en prose Le Centaure et de Glaucus ainsi que des extraits de son journal intime le Cahier Vert, révèle au public la beauté insolite de l’œuvre de Maurice de Guérin.
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