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Ce jeu d'échecs est en bois pour les parties les plus sombres et en os pour les cases blanches. Celles-ci sont ornées de dessins à l'encre de chine représentant des animaux.
Les échecs sont arrivés en Occident au Xe siècle par l'entremise des Arabes. Tout au long du Moyen-Age, la perception de ce jeu se complexifie : on en fait le miroir du monde, spirituel ou matériel, on en donne une interprétation morale, amoureuse, politique...
Les choses changent dans la seconde moitié du XVe siècle. En quelques décennies, sous l'influence de théoriciens espagnols et italiens, se met en place le jeu moderne, peu différent désormais (sinon tactiquement) de celui qui est le nôtre aujourd'hui. Plusieurs pièces voient leur marche se modifier, notamment la reine, qui au lieu de se déplacer d'une case en une case, peut désormais traverser l'échiquier dans toutes les directions. Sa force devient considérable. Le fou et la tour accroissent également la leur. Le jeu se transforme profondément, les parties deviennent plus dynamiques, le nombre des pratiquants augmente. À partir du XVIe siècle, des compétitions sont organisées, de véritables joueurs professionnels apparaissent, la littérature échiquéenne devient prolifique. Les Européens peuvent enfin tenir tête aux champions musulmans
Cet objet fait partie de la donation Emile Francès (1910).
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