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La céramique
Les céramiques conservées proviennent de plusieurs collections : Société archéologique de Tarn-et-Garonne, achats de Cambon pour le musée des arts décoratifs ouvert en 1877, dépôt de l’Hôpital de Montauban, don Marty.
Le fonds comprend un ensemble important (plus de mille pièces) de carreaux de pavement en terre cuite vernissée provenant des abbayes de Belleperche et de Grandselve. Sur la proposition du chanoine Pottier, alors président de la Société Archéologique de Tarn-et-Garonne, une partie d’entre eux a été scellée dans les dalles de la Salle du Prince Noir.
Armand Cambon, premier directeur du musée Ingres est à l’origine de la constitution des collections de faïences et de porcelaines qui rassemblent plus de huit cent pièces. On y remarque la présence d’un bel ensemble de faïences de Montauban et de sa région dans lequel tous les centres céramiques régionaux sont représentés.
Cette série a été complétée en 1953 par cinquante-deux moules en plâtre ou en terre cuite de la fabrique d’Ardus déposés par l’Etat, puis en 1955 par cent vingt-huit pots à pharmacie conservés jusqu’alors à l’Hôpital de Montauban, dont un spectaculaire pot à thériaque. L’acquisition la plus récente parmi les faïences régionales est une fontaine de Négrepelisse.
En 1974, en faisant don des cent quatre vingt-neuf pièces de sa collection de faïence (dont une vingtaine de provenance régionale), M. Marty, ancien président de l’association des amis du musée, a complété le noyau initial rassemblé par Armand Cambon. Les pièces les plus intéressantes proviennent de grands centres de faïencerie : Marseille, Moustiers, Savone et Strasbourg.
Si l 'essentiel des pièces provient de France, quelques pièces intéressantes ont été ramenées de Chine, du Japon, de Delft, ainsi que d'Italie et d'Espagne (pièces hispano-mauresques).
La collection textile
Cette collection a vraisemblablement été rassemblée par Armand Cambon au moment de la constitution du musée des arts décoratifs. Non inventoriées jusque dans les années cinquante, les pièces ont été identifiées, à la demande de Daniel Ternois, par Robert de Michaux, alors conservateur du musée historique de Tissus à Lyon.
Parmi les plus significatives, on distingue
Le musée conserve également une douzaine de tapisseries. Quatre d’entre elles sont d’anciens dépôts de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne et auraient été réalisées en Hollande à la fin du XVIe siècle. Les autres pièces proviennent des manufactures françaises d’Aubusson (quatre) ou des Gobelins (trois dont deux dépôts de l’Etat : L’Apothéose d’Homère d’après Ingres et Le Languedoc ou les villes rouges d’après Desnoyer).
Le mobilier
Le mobilier
Les collections de mobilier comportent environ quatre-vingt pièces. On distingue trois ensembles principaux :
Autres collections
Le musée conserve également une petite collection d’objets liée à l’histoire de la ville de Montauban : poids et mesures officiels, plaques d’orfèvres, jetons des pauvres, enseignes, bois d’impression.
Il conserve également un ensemble quantitativement important d’armes (environ deux cent pièces) : pistolets, fusils de chasse, sabres de hussards, couleuvrines du XVIIIe siècle, armes provenant du Tonkin, de la Cochinchine ou du Annam.
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