Juan Jaúregui y Aguilar (de)

naissance
1583,
décès
1641,
nationalité
Espagnole
activité
peintre, graveur

Cet artiste, peintre et graveur sévillan, nous est connu par les écrits de Francisco Pacheco, Antonio Palomino, Vicente Carducho et Ceán Bermudez (Diccionario historico de los más illustres profesores de las Bellas Artes en España - Madrid, 1800, T. II p. 315). Chevalier de l’Ordre de Calatrava et écuyer de la reine Isabelle de Bourbon, épouse de Philippe IV, il fit un séjour à Rome vers 1607.

L’une de ses œuvres majeures est l’ensemble des vingt-quatre planches gravées pour illustrer l’Apocalypse de Saint Jean (Vestigatio arcani sensus in Apocalipsi) commentée par le père jésuite Luis Alcázar (1554-1613) imprimé à Anvers en 1614. Ces planches (28 x 16 cm) ont été acquises par le Musée Goya en 2001.

Poète (Rímas, 1618), admirateur du Tasse (Traduction de l’Aminta), il exécuta un portrait de Miguel de Cervantes à Séville ; de même il serait l’auteur d’un dialogue en vers entre la Nature, la Peinture et la Sculpture. Le grand poète Lope de Vega lui a consacré un sonnet des plus admiratifs où il est signifié que ce n’est pas la plume de Jaúregui qui écrit mais l’Art lui-même et la Nature peint par ses pinceaux.

Jaúregui réside à Séville entre 1610 et 1619 et séjourne à Madrid où il s’installe après 1619, sa réputation de poète établie. Pacheco et Jaúregui seront en contact dans la capitale espagnole entre 1625 et 1626 puis encore à Séville en 1636-37 et à n’en pas douter Jaúregui a compté pour le beau-père de Velázquez. Ainsi Jaúregui a composé des vers pour accompagner dans le Livre des portraits véritables (Libro de verdaderos Retratos de Pacheco) le portrait de Baltasar del Alcázar et celui de Benito Arias Montano. De même pour le traité de L’Art de la Peinture (publié en 1649 à Séville), il apparait à plusieurs reprises sous la plume de Pacheco notamment dans une éloge que celui-ci fait de sa qualité de portraitiste. Toutefois les deux artistes divergent quant à leur attitude concernant l’art italien et le rôle de Michel-Ange. Ceci apparait notamment dans les annotations effectuées probablement par Jaúregui sur le manuscrit de l’Arte de Pacheco conservé à l’Instituto Valencia de Don Juan.

Jaúregui possédait une bonne culture antique puisqu’il cite Sénèque (Controversiae) et l’anecdote du peintre Parrhasios torturant à mort un vieil esclave afin de peindre l’extrême souffrance de Prométhée enchaîné sur son rocher au sommet du mont Ida. Nous savons de même qu’il fut en relation avec l’artiste italien Pablo Guidotti (v. 1569-1629), peintre de Philippe II, qui écrivit un poème élogieux édité dans l’édition romaine de 1607 de l’Aminta du Tasse traduite par Jaúregui.

JL Augé, Conservateur en chef des musées de Castres, 2012

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