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Les Carnets de Lucie Bouniol (1896-1988)

Lucie Bouniol était une personne sensible et sensitive comme le prouve les six carnets de son journal intime qu’elle a rédigés de 1927 à 1958. Ce sont des impressions fugitives, des jugements pertinents parfois des critiques acerbes du milieu artistique de l’entre-deux-guerres qu’elle côtoyait avec assiduité.

Femme très cultivée, elle fréquente le théâtre et les concerts, le ballet, l’Opéra ainsi que les grandes expositions des musées parisiens. Au gré de ses impressions, se détache une personnalité forte, dotée d’un esprit critique acéré. Ainsi, outre son admiration pour Delacroix et Van Gogh, elle prétend qu’ « Edouard Manet n’est pas un artiste mais plutôt un coloriste… »

Par ailleurs, on relève son goût pour le dessin, son attention toute particulière à la Nature, ainsi que l’émouvante relation maternelle avec ses filles.

Pendant l’occupation, retirée à Giroussens, elle est un témoin précieux de la situation de notre proche région, elle décrit la pénurie générale ainsi que le massacre de Verfeil où quinze personnes furent fusillées par les allemands dans les bois en représailles de l’assassinat de soldats allemands.
Son mari Jean Bouniol fut inquiété car soupçonné de soigner les gens du maquis.

Enfin l’un des aspects les plus révélateurs de sa personnalité demeure sa relation amicale avec l’écrivain Colette morte en 1954, puisqu’elles étaient voisines d’immeuble au Palais Royal, considéré comme un microcosme parisien très prisé, ce qui a entraîné une relation épistolaire suivi jusqu’à la disparition de l’écrivain.

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