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Toulouse-Lautrec et le portrait

Toulouse-Lautrec et le portrait

L’essentiel même de la quête de Toulouse-Lautrec est une recherche de l’humain. Peint, dessiné ou gravé, le portrait domine tout son oeuvre.
Des tableaux de jeunesse à ceux de la maturité, Toulouse-Lautrec a abordé tous les aspects du portrait : en buste, en pied, immobile ou animé, dans un intérieur, un paysage ou sur un fond abstrait.

Ses premiers modèles sont les membres de sa famille ou bien ses proches. Les figures féminines sont le plus souvent représentées en buste, de façon assez traditionnelle, tandis que les portraits masculins, en pied, sont mis en valeur par des accessoires vestimentaires comme le haut de forme ou par le traitement du fond.

Dans l’atelier de Léon Bonnat (1833-1922), portraitiste, Toulouse-Lautrec approfondit sa maîtrise du portrait en multipliant les études d’après modèle vivant. En dehors de l’atelier, il choisit lui-même ses premiers modèles (Carmen la Rousse).

Installé à Montmartre au moment de l’apogée du café-concert, Toulouse-Lautrec immortalise dans ses peintures et ses lithographies les figures des artistes de cabaret comme Aristide Bruant, Yvette Guilbert, Jane Avril.

“Seule la figure existe”

En 1896, Toulouse-Lautrec écrit à Maurice Joyant, ami d’enfance : “seule la figure existe, le paysage est et ne doit être qu’un accessoire (…). Le paysage ne doit servir qu’à mieux faire comprendre le caractère de la figure”.

Dans la série de portraits de plein air, réalisés vers 1889-1890, les personnages se détachent sur un fond de paysage traité de façon strictement décorative, le cadre naturel étant un écran sur lequel le personnage est mis en valeur et isolé.
Toulouse-Lautrec traite de la même manière tout décor : l’environnement n’est retenu que dans la mesure où il donne une indication sur le personnage représenté. Le décor est la toile de fond symbolique d’une personnalité et n’existe pas en soi.
Certains portraits sont ainsi traités sur un fond dont l’élaboration est un jeu purement coloriste (L’Anglaise du Star au Havre) ou bien sur un fond sans décor ni accessoire (Madame Berthe Bady).
L’utilisation du carton permet à Toulouse-Lautrec de concentrer sa démarche exclusivement sur la physionomie et la présence psychologique du modèle.

Ressemblances et libertés à l'égard du réel

Les portraits de Toulouse-Lautrec se caractérisent à la fois par la quête de ressemblance, mais aussi par les libertés prises à l’égard du réel.
Son intérêt pour la figure humaine se traduit par la recherche de l’expression, du tempérament, au-delà de l’apparence physique, toujours à partir de l’observation directe.

Les caractéristiques des figures, leurs émotions, sont transcrites d’un trait précis, nerveux, concis, visant à exprimer la dimension individuelle du modèle. Il n’y a aucune idéalisation, mais création d’une nouvelle esthétique du portrait où le visage et l’attitude caractérisent le personnage dans son authenticité et dans sa simple humanité.

© Musée Toulouse-Lautrec, Albi (81)

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bouton (voir le diaporama de la fiche) Le docteur Gabriel Tapié de Céleyran - Henri de Toulouse-Lautrec L'Anglaise du star au Havre - Henri de Toulouse-Lautrec Désiré Dihau - Henri de Toulouse-Lautrec Mademoiselle Dihau au piano   - Henri de Toulouse-Lautrec Madame Berthe Bady - Henri de Toulouse-Lautrec

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