Tarn (81)

Centre national et musée Jean Jaurès [Castres, 81]

Exposition : Albert Olivié - Caricatures castraises (archive)

du 3 octobre au 30 novembre 2013

Entrée libre

Ouvert du mardi au samedi
10h00-12h00 / 14h00-17h00

ALBERT OLIVIE (1913 -1986)

Une vie consacrée à la peinture

«Olivié ne perd jamais de vue le corps humain dans ses recherches plastiques, et nous soulignons qu'en outre, il sait retrouver dans un très petit format le sens du monumental»
(Jean Devoisins, peintre, conservateur du musée d'Albi et journaliste, in : La Dépêche du 5 décembre 1969)

Albert OLIVIE aurait eu 100 ans cette année. Dès 1930, il consacre sa vie à la peinture, au dessin et à la caricature. Pour la première fois nous avons la chance de voir réuni en un même lieu un échantillon de son travail d'avant guerre pour ses dessins humoristiques et d'après guerre pour ses peintures.
Cet hommage au peintre castrais n'est pas une rétrospective exhaustive, mais une approche partielle de sa recherche plastique, avec ses avancées, ses retours, et aussi ses acquis.
Dès 1935, il présente avec deux autres artistes castrais, Pierre Rivemale et Pierre Aninat une exposition de dessins humoristiques qui connaît un fort succès. Une de ses caricatures figure d'ailleurs dans le fonds du musée Goya(1).

Albert Olivié est, avec ces deux mêmes artistes de l’Ecole castraise, fondateur de l'Atelier des Monges, dont il sera membre de 1946 à 1976 et qui animera durant plus de trente ans le milieu artistique castrais, incitant de jeunes créateurs à poursuivre leur chemin.

Durant l'occupation, de nombreux peintres trouvent refuge à Castres ou dans les environs : Marcel Delaunay, Jacques Villon, Hans Bellmer et d'autres rejoignent ce milieu artistique déjà très actif. Pour les artistes castrais, c’est l’occasion de côtoyer des peintres reconnus, de voir leurs productions, mais également de découvrir de nouvelles tendances picturales.

C’est ainsi qu’Albert Olivié rencontre Hans Bellmer. Fasciné par son travail graphique très élaboré et érotique, il juge Bellmer froid et distant, cassant même lorsqu’il lui présente son propre travail. Il persiste pourtant dans sa démarche et son orientation picturale en est irrémédiablement modifiée : les portes du surréalisme s'ouvrent à lui. Il est d’ailleurs un des rares peintres castrais à prendre cette voie.
Outre celle de Bellmer, il subit également l’influence de Pierre Molinier et
Clovis Trouille, qui seront les moteurs de sa production picturale.
Amplifié et bonifié par la maîtrise de son métier de restaurateur de tableaux, son art présente une densité particulière, et confère à ses corps féminins un velouté exceptionnel.

(1) Portrait de Jean Matheu, capitaine du Castres Olympique d'une autre grande époque rubystique.

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