Tarn (81)

Château-musée du Cayla [Andillac, 81]

Exposition : Entracte 2 "Les loisirs au temps des Guérin"

du 13 mai au 30 octobre 2017

Vernissage de l'exposition samedi 13 mai à 11 heures

De Paris à Andillac, de Maurice de Guérin à sa sœur Eugénie, cette exposition présente un kaléidoscope des loisirs et divertissements au XIXe siècle.

Dans la première partie de l'exposition sont évoqués les lieux de divertissements fréquentés par Maurice de Guérin et son ami Jules Barbey d'Aurevilly à Paris : cafés, théâtres, boulevards, spectacles musicaux et d'art lyrique… écrits et critiques de pièces auxquelles ils ont assisté sont confrontés à des estampes et des gravures du Charivari représentant des pièces, des acteurs et leurs publics.
La première moitié du XIXe siècle connaît en effet un véritable engouement pour la musique et l'art du chant. La place consacrée dans la presse aux comptes rendus des représentations et aux artistes eux-mêmes constitue un fait d'époque. Dans une soif de divertissement, les théâtres lyriques attirent un public nombreux sous la restauration et la Monarchie de Juillet.
Les grands boulevards sont le centre de la vie parisienne. C'est le lieu de flânerie entre la Madeleine et la place de la Bastille où le Tout Paris se retrouve, aux confins du Paris populaire. La fréquentation assidue des Boulevards permet d’être au fait des dernières modes. L’art dramatique est le loisir préféré des Parisiens. Les derniers potins animent les conversations et les costumes des actrices font la nouveauté vestimentaire. Un mode de vie dont les textes de Barbey dans les Mémoranda, et ceux de Guérin dans le Cahier Vert ou les correspondances se font écho.

Dans la deuxième partie de l'exposition, l'ambiance change. Au Cayla, à la campagne, les sources de divertissement sont bien différentes. Les jeux et amusements qu'Eugénie et sa famille pratiquaient sont déclinés : canivet et autres travaux de dame, lecture, écriture, promenade, chasse, spectacles de curiosité en ville… Cette partie de l'exposition s'appuie sur des extraits du journal d'Eugénie, des objets de la collection du musée et des tableaux prêtés par des musées régionaux. Le fil conducteur de cet espace est la contemplation et le paysage sonore et sensitif d'Eugénie.
04/06/1838 : « Flageolet, hautbois, grosse caisse, rossignols, tourterelles, loriots, merles, pinsons, belle et grotesque symphonie du moment. C'est, en l'honneur de la fête votive, la bruyante musique d'Andillac qui retentit jusqu'ici et se mêle à celle des oiseaux. Au moins ne manquons nous pas de concerts dans nos champs ; tu aimes ceux de Paris sans pouvoir y aller toujours, et moi, sans y aller, je m’y trouve ; […] »

Enfin, dans la troisième partie de l'exposition, deux plasticiennes contemporaines, Joëlle Thabaraud et Sylvie Tubiana, revisitent les loisirs des Guérin par la figure de la Vanité et de la Chasse au travers de livres-objets et d'installations photographiques.

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