Haute-Garonne (31)

Musée Georges Labit [Toulouse, 31]

Collection : Arts de Chine

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  • Vase à décor noir -  Anonyme
  • Urne -  Anonyme
  • Vases -  Anonyme
  • Vase rituel jue -  Anonyme
  • Plaque ajourée à décor d'oiseau -  Anonyme
  • Embout d'essieu -  Anonyme
  • Agrafe incrustée d'or et d'argent( détail) -  Anonyme
  • Miroir orné de trois dragons -  Anonyme
  • Brûle-parfum avec la marque Xuande -  Anonyme
  • Monnaies chinoises -  Anonyme
  • Mingqi représentant un fonctionnaire -  Anonyme
  • Mingqi représentant une dame de l'aristocratie -  Anonyme
  • Minqpi en forme de puits -  Anonyme
  • Cigale -  Anonyme
  • Cong -  Anonyme
  • Disque bi -  Anonyme
  • Dos de miroir à décor TLV -  Anonyme
  • Agrafe(détail) -  Anonyme
  • Pied d'un récipient en forme d'ours -  Anonyme
  • Vase hu -  Anonyme

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Parmi les plus belles collections françaises d’art asiatique que le musée Georges-Labit abrite, c'est une collection d'objets de Chine, créée à partir de ce qu'avait rapporté Georges Labit (1862–1899), ce voyageur passionné d’ethnologie, d’histoire de l’art et d’histoire des religions.
On y trouve notamment les jades et bronzes de l'antiquité chinoise et la céramique chinoise dans toute sa diversité.

Art de Chine

La terre bon marché, facile à travailler et sans problème d'approvisionnement particulier, fut utilisée longtemps et dans de nombreux domaines. Les tombes du néolithique contenaient des vases en céramique. Utilisés dans la vie quotidienne, les plus belles pièces accompagnaient les défunts, indiquant peu à peu, par la qualité de leur production et la précision de leur décor, le statut social du mort. A la fin du néolithique, les ensembles rituels en céramique, constitués de différents types de récipients, firent leur apparition. Sous les Shang et les Zhou, cette tradition continua dans les bronzes, et seules les tombes les moins riches contenaient encore de la vaisselle rituelle en terre. Sous les Han, les céramiques à usage strictement funéraire, comprenaient des pièces en terre cuite moulée, recouvertes de glaçure plombifère et des mingqi.

• Les thèmes des mingqi
Une partie de l'histoire de la Chine peut se lire à travers l'évolution des thèmes de ses mingqi en terre. A une époque où l'expansion économique et territoriale se réalisa grâce à l'appui militaire, les mingqi représentèrent très souvent des armées, guerriers et chevaux, instruments de la force et du pouvoir, dans la continuité des tombes Qin. Ces représentations diminuèrent à la fin des Han de l'Ouest au profit de modèles évoquant le monde de l'aristocratie. Sous les Han de l'Est, ils illustrèrent, avec des détails savoureux, la vie quotidienne des riches propriétaires fonciers et l'enrichissement d'une classe moyenne d'agriculteurs. Les tombes abritèrent de nombreux modèles architecturaux, reflet d'une architecture de bois entièrement disparue, qui traduisaient à la fois la prospérité d'une classe paysanne et ses préoccupations : ainsi la représentation d'un puits mettait l'accent sur l'importance de l'eau pour les hommes, les cultures, le bétail et pour combattre les incendies qui peuvent réduire à néant une vie de richesses. A travers eux, on retrouve également toute les diversités architecturales régionales : la forme ronde du puits présenté dans cette vitrine est caractéristique du Sud de la Chine, alors que celle du grenier à grains à corps cylindrique est typique du Nord.

• Le jade sous les Han
Depuis les temps les plus anciens, le jade est entouré d'une aura magique, et on peut se rendre compte, en regardant les découvertes archéologiques actuelles, que la Chine s'est davantage tournée vers cette pierre semi-précieuse plutôt que vers l'or, marqueur de l'Occident. Emblème du pouvoir et objet d'art apprécié pour son éclat nacré, sa matière dure à travailler et sa sonorité, il occupa tout au long de l'histoire chinoise une place à part, restant à toutes les époques un matériau précieux.

Sous les Han, le jade fut vénéré autant par les taoïstes que par les confucéens. Les différentes strates qui le composent, reproduisent à petite échelle, l'évolution du monde dont il est extrait. C'est probablement pourquoi les taoïstes crurent voir en lui un concentré de l'univers inviolé contenant l'empreinte primordiale de la naissance du monde. Dans ce milieu où l'alchimie tenait une place très grande, il fut connu pour transmettre à ses possesseurs la puissance symbolique contenue dans ses veines, et fut parfois ingéré dans le but d'obtenir l'immortalité. Selon les croyances en la dualité de l'"âme", pour assurer la descente de l'"âme" corporelle sous la terre, aux Sources Jaunes, un bon état de conservation du défunt était indispensable afin d'éviter qu’elle ne s’échappe du corps et ne vienne importuner les vivants.

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