Tarn (81)

Musée Goya - Musée d'art hispanique [Castres, 81]

Alcazar in Apocalyptus

Collection : Dessin et gravure hispaniques

Alcazar in Apocalyptus - Juan Jaúregui y Aguilar (de)
Artiste
Juan Jaúregui y Aguilar (de)
(1583 - 1641)
Titre
Alcazar in Apocalyptus
Chronologie
1er quart du XVIIe siècle
Technique
gravure
Dimensions
H. 0,33 x L. 0,19 m
Statut administratif
Achat Ville de Castres
Numéro d'inventaire
2001-11-21

© Tous droits réservés.

Cet artiste, peintre et graveur sévillan, nous est connu par les écrits de Francisco Pacheco, Antonio Palomino, Vicente Carducho et Ceán Bermudez (Diccionario historico de los más illustres profesores de las Bellas Artes en España - Madrid, 1800, T. II p. 315). Chevalier de l’Ordre de Calatrava et écuyer de la reine Isabelle de Bourbon, épouse de Philippe IV, il fit un séjour à Rome vers 1607.

L’une de ses œuvres majeures est l’ensemble des vingt-quatre planches gravées pour illustrer l’Apocalypse de Saint Jean (Vestigatio arcani sensus in Apocalipsi) commentée par le père jésuite Luis Alcázar (1554-1613) imprimé à Anvers en 1614. Ces planches (28 x 16 cm) ont été acquises par le Musée Goya en 2001

Cette gravure illustre le chapitre 13 de l’Apocalypse qui rapporte la transmission des pouvoirs du dragon c'est-à-dire Satan à la bête surgie de la mer (la Méditerranée). Le texte spécifie que cette dernière ressemble à une panthère à pattes d’ours et qu’elle possède sept têtes et dix cornes. D’un point de vue symbolique on assimile cette bête à l’Empire romain tout comme l’autre bête qui se tient sur la terre (l’Asie), portant deux cornes comme un agneau, n’est autre que le faux prophète. Un des aspects les plus étonnants du texte réside dans l’annonce du chiffre de la bête : 666.

Ces trois créatures combinent les caractères de plusieurs espèces animales : têtes de panthère, mufle de chien et de lion, queue de serpent, pattes d’ours ou de palmipède. L’une des caractéristiques de la monstruosité réside dans le nombre des têtes (sept) égales pour le dragon et la bête ainsi que les dix cornes qui représentent les dix souverains qui doivent régner sous l’empire du mal.

JL Augé, Conservateur en chef des musées de Castres, 2012

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